(Interview du 31 mars 2006) :
Aujourd'hui nous rendons visite à la catégorie des minimes (14 à 16 ans) pour y rencontrer deux jeunes joueurs ayant été sélectionnés dans le cadre du plan de développement (http://www.montpelliervipers.com/?page=leclub&menu=menu_leclub&titre=Hockey%20Mineur) de la
FFSG.
Faisons les présentations :
D'un côté nous avons Marius Christofoli, 15 ans, de l'autre Maxime Huguier, 15 ans lui aussi. Bien qu'ayant le même âge, on est tout de suite frappés par la différence de gabarit, Maxime dépasse d'une tête Marius (à gauche sur la photo). Déja les blagues fusent. On sent une réelle complicité entre ces deux jeunes joueurs, il faut dire qu'ils jouent ensemble depuis déjà 3 ans.
Parlons de vos débuts dans le hockey :
Marius - J'ai commencé le patinage il y a 8 ans à la vieille patinoire du Lunaret, vous savez celle ou des rats gros comme des chats courraient dans les vestiaires. Je n'ai pas commencé par le hockey, mais par des stages de patinage classique.
Maxime - J'ai commencé à 4 ans dans la patinoire de Nimes (Maxime vit à Nimes).
Marius - ahhh oui la patinoire de Nimes, l'usine à brouillard, celle où si on est pas du coin on se perds tellement la brume est épaisse...
Comment avez vous découvert le hockey ?
Marius - En fait maman pratiquait la 'Ringuette', une sorte de hockey pour femmes qui se joue non pas avec des crosses mais avec des batons et une sorte d'anneau en caoutchouc à la place du palet. http://ringette.ca/f/index.htm. Par contre mon père était plus orienté football. A l'époque je pratiquais le judo et lors des stages 'Place au Sports' organisés par la ville de Montpellier, j'ai voulu tester le hockey. Cela m'a beaucoup plu, j'ai beaucoup progressé pendant ce stage, donc l'année suivante je me suis inscrit au club de Montpellier. Mon petit frère de 8 ans s'est aussi mis au hockey.
Maxime - Aucun de mes parents ne pratique le hockey. En fait un copain qui faisait du hockey m'a emmené pour que j'essaye (à 4 ans je vous rappelle). Comme avec Marius, cela m'a beaucoup plu et je suis resté. Par contre mon copain lui a arrêté. Ma soeur a fait aussi un séjour à la patinoire puisqu'elle a fait du patinage artistique.
Vous en êtes où maintenant ?
Un petit résumé s'impose car tous deux étant sur la même longueur d'onde, l'un commence une phrase et l'autre la finit...
Tous deux sont en minimes première année et tous deux ont participé aux sélections interdépartementales, première phase du plan de développement de la FFSG (http://www.montpelliervipers.com/?page=leclub&menu=menu_leclub&titre=Hockey%20Mineur)
Ils n'abordent pas du tout les phases de sélection et le jeu au sein de l'équipe de Montpellier de la même façon.
A Montpellier, ils voient plutôt ca comme une bonne grosse bande de copains toujours prêts à rigoler (à coup de shampoing dans les casques entre autre chose...) et qui même s'ils ne gagnent pas un match ont pris beaucoup de plaisir à jouer et ont passés de bon moments ensemble, ce qui n'empèche pas l'équipe de faire de bons résultats. Par contre lors des sélections l'atmosphère est beaucoup plus studieuse. Ils commencent à connaître pas mal de joueurs d'autres équipes et trouvent cela très enrichissant. Ils sont d'accords pour dire que les sélections restent quand meme un bonus auquel ils ont la chance de participer et qu'il faut le prendre comme un plus qui leur permet d'avoir du temps de glace et donc du plaisir supplémentaire.
Comment se passe la saison à Montpellier :
Ils n'ont aucun mal à gérer les horaires car il n'y a que deux heures d'entraînement par semaine : le mardi et le vendredi. Ils ne viennent d'ailleurs pas en dehors de ces horaires. A cela s'ajoute les matchs pour les championnats. Leurs déplacements les plus lointains se situant à Lausanne, Dijon et Morzine. Patrick Pommier est actuellement leur coach et Marek Michalovich (attaquant de l'équipe D1) les entraînait il y a 2 ans. Là-dessus, nos deux joyeux lurons partent sur l'explication des entraînements très physiques des enfants slovaques tout en reprenant l'accent de Marek, déclenchant évidemment l'hilarité de leur copains d'entraînement.
Nous parlons ensuite du hockey en France et de leur avenir vis à vis de ce sport.
Ils continueront de jouer tant qu'ils le peuvent et tant que cela ne nuira pas à leurs études. Ils sont tout à fait conscients que de toute manière il est extrêmement difficile de faire carrière dans ce sport en France puisqu'il ne fait pas partie de la culture Française.
Pour conclure tous les deux m'ont rappelé à l'ordre en me disant que j'avais oublié de leur demander s'ils aimaient les tomates. Apparemment c'est le cas et ils le clamèrent bien fort. Je suis vraiment désolé de cet oubli.
Durant cet interview plusieurs joueurs minimes se sont joints à nous et nous avons pu voir qu'il y avait un bon esprit d'équipe dans le groupe. C'est aussi cela le hockey, une bonne et franche camaraderie.
A bientôt sur la glace.
Christophe
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